Qu’est-ce que la permaculture ?

Aujourd’hui le terme « permaculture » prend de plus en plus de place. A Planète Lilas, un des projets est d’ailleurs de mettre en place un jardin permacole là où se trouvait l’ancien jardin partagé. C’est pourquoi nous nous sommes dit qu’un article sur la permaculture pourrait être utile afin de définir dans un premier temps ce concept.

Bien que la permaculture soit souvent vue comme une méthode de jardinage ou de production, il est important de rappeler que c’est avant tout un outil de transition écologique, une méthode de conception qui s’inspire des fonctionnements de la nature dans le but de créer des lieux de vie agréables et qui produisent à la fois de la nourriture, de l’énergie, des matériaux utiles, etc. Pour cela, la permaculture se base sur 3 choses : prendre soin des humains, prendre soin de la nature et partager équitablement. Sepp Holzer, agriculteur autrichien qui a inspiré une génération de permaculteurs en donne la définition suivante : « la permaculture n’est ni une solution miracle, ni une innovation, mais le fait de donner un nouveau nom à cette pratique, à cette approche naturelle et ancienne et concevoir la vie humaine sur terre, qui nous permet d’en prendre conscience et de faciliter sa diffusion et son apprentissage à travers le monde ». C’est cela qui constitue l’éthique de la permaculture. Voilà pour une première approche très rapide. Mais qu’en est-il donc de la permaculture adaptée au jardin ? Quelle définition pouvons-nous en donner ?

C’est en effet par le jardin que la permaculture est connu par la plupart d’entre nous. Cet outil nécessite de travailler avec la nature et non contre elle. Cela implique avant toute chose de travailler dans son jardin de la manière la plus « naturelle » possible (ne pas utiliser de produits phytosanitaires, favoriser la biodiversité, etc) et de répondre aux objectifs que l’on s’était fixé (ex : production de fruits et de légumes, pour combien de personnes, création de lien social, faire de la vente, etc).

C’est la raison pour laquelle une des premières étapes avant de mettre en place un jardin permacole consiste à observer (comment se développe notre espace, où se situent les zones ombragées et ensoleillées, quelles sont les zones ventées ou abritées, quelles sont les plantes que l’on trouve déjà sur place ? etc). L’observation nous permet de faire un état de lieux de notre espace pour en faire ressortir les avantages et les inconvénients pour pouvoir travailler avec et adapter nos pratiques. Lorsque notre phase d’observation est terminée (au mieux, sur un an afin de voir les variations saisonnières), il faut passer au design de notre espace, c’est-à-dire essayer de trouver la meilleure manière de faire afin d’obtenir un jardin qui imite un système complexe qu’est la nature. Il est important de dire qu’après cette phase de design, puis la mise en place du jardin, l’observation est toujours nécessaire afin de voir comment évolue notre projet et si des adaptations sont nécessaires pour que ce dernier soit le plus résilient possible. Il est important de souligner que la méthodologie du design en permaculture peut s’appliquer à différentes échelles (jardins, balcons mais aussi fermes, rues, voire des espaces plus grands comme un quartier).

Exemple de design en permaculture – ©Permaculture design, Le guide du permaculteur débutant

Si vous avez envie d’en apprendre un peu plus, d’autres articles vont arriver à ce propos : la naissance du concept de permaculture, le design en permaculture, quelques techniques pour avoir un jardin permacole, etc.

Sources utilisées pour la rédaction de cet article :

Biocontact, Permaculture, agricole et culturelle à la fois, n°288, mars 2018

Permaculture Design, le guide du permaculteur débutant, Version 2, mai 2016

C. Shein, J. Thompson, Le guide Larousse de la permaculture, Larousse, février 2017